‹ Œuvres Completes de Emile Deschamps (volume 2)Chapitre 66 sur 170 · LES PLAINTES DE LA JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

LES PLAINTES DE LA JEUNE FILLE

{Poésie allemande. — schillkr)

La cime des forêts frissonne sous Forage...

La jeune, fille au bord du fleuve vient s'asseoir. Les vagues à ses pieds se heurtent avec rage; Sa plainte se répand dans les ombres du soir. Sous les pleurs s'éteint son courage ; La jeune fille au bord du fleuve vient s'asseoir:

— « Mon cœur est mort; la flamme à ce cœur est ravie: Le monde est un désert, et son prisme est brisé. Sainte, rappelle à toi l'enfant qui t'a servie :

Des bonheurs de la terre, ah ! j'ai tout épuisé.

Ayant aimé, j'ai clos ma vie I Le monde est un désert, et son prisme est brisé.

— a Aux plaintes vainement ta douleur s'abandonne. Les pleurs sont impuissants à réveiller les morts; Mais dis : quelle autre fête, enfant, quelle couronne Remplacerait pour toi Tamour et ses transports I

Moi, la sainte, je te les donne.

Les pleurs sont impuissants à réveiller les morts;

— a Coulez donc, ô mes pleurs I éclatez, plaintes vaines, Éclatez et coulez sans réveiller les* morts.

Pour celle qui d'amour vit se rompre les chaînes,

1. Cette poésie et la suivante, ainsi que les dix ayant pour titres : le» PressenUmerUs 4u Guerrier, le Voyageur, le Vieillard, Sérénade, les Astres, le Rm des Aulnes, Marguerite au Rouet, Barcarolle, le Cfiarme de VEau, et le Chant de la Caille, insérées dans ce volume, sont toutes traduites de Vallemand, et font partie de l'édition des Œuvres musicales de Schubert, publiées en 1839 et année suivante , par Téditenr Schlessinger.

LA JëUNH; nonne. 127

n n'est plus d'autre joie, hélas I ou de trésors Que ses soupirs même et ses peines I Ou*ai-je à vivre, si rien ne réveille les morts? »

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