LA JEUNE NONNE
{Poésie allemande. — sobillsr)
Gomme il souffle et mugit Touragan, dans les tours I Les murs craquent là-bas, les grands arbres se cassent. Le tonnerre est sur nous, les éclairs brillent, passent... Et la paisible nuit retombe aux alentours.
Ainsi, moi, je n'avais nul repos. — ^ Deuil ou fête. Mes pensers s'agitaient comme une autre tempête. Mes membres frissonnaient comme ces grands vitraux. De flamboyants éclairs s'allumaient dans ma tête... Puis, mon cœur est rentré dans la paix des tombeaux.
Eh.bien.! grand ouragan, que la forêt t'acclame I L'inaltérable paix habite enfin mon âme.
L'amante est épurée aux feux chastes et doux, Elle a bu les rayons de la mystique flamme.
Et, d'en bas, elle aspire à son divia époux.
Viens donc, mon fiancé, chercher ta fiancée.
Oui, j'attends mon sauveur, l'œil humide d'amour; Viens enlever mon âme à la terre glacée...
Paix! la cloche dans l'air s'éveille avec le jour!
Sa voix doucement me convie.
Je plane avec elle, et ma vie
Remonte au foyer qui brilla,
Dans tous les temps 1 — alléluia I