LES PRÉCÉDENTS, LES TROIS SORCIÈRBS
LES TROIS SORCIÈRES, à Macbeth.
Arrête !
LA PREMIÈRE SORCIÈRE
jois nos compliments avant ce qui s'apprête.
LA DEUXIÈME SORCIÈRE
is-tu pas Cawdor?... roi?... Nous n'avons point menti; notre zèle encor ne s'est point ralenti.
LA TROISIÈ.ME SORCIÈRE
Qtre par la pensée en nos cavernes sombres, cbeth, te souviens-tu de ce qu'ont dit les ombres f ïst l'instant d'y songer.
LA PREMIÈRE SORCIÈRE
Nos vœux, comme les tiens, squ'ici sont comblés.
LA DEUXIÈME SORCIÈRE
Le reste suivra.
LES TROIS SORCIÈRES
Tiens !
Elles lui montrent le fond du théâtre qui s'ouvre, et elles disparaissent avec un rire infernal.
98 OEUVRES D'EMILE DESGHAMPS.
Le fond du théâtre s'étant ouvert, on aperçoit, à gauche, sur les derniers plans, la citadelle de Dunsinane sur des rochers. — On voit la forêt s'avancer du fond à droite, c'est-à-dire des soldats anglais portant de hautes branches d'arbres qui les cachent complètement à Macbeth et au spectateur. — Macbeth, ses officiers, ses serviteurs reculent d'effroi à mesure que la forêt marche. — Tout s'enfuit. — Macbeth reste seul devant la forêt, qui s'arrête enfin, mais en biais, de manière que la citadelle soit toujours en vue.
MAGBETH9 reculant pendant que la forêt s'avance.
Oh l l'efifrayant spectacle l sorcières damnées! Je me sens tout à coup vieillir de vingt années I
n tourne son glaive contre lui-même, comme pour se tuer, puis, le laissant retomber :
Pourquoi joûrais-je ainsi le vieux héros romain. En me donnant la mort avec ma propre main ?
Ah! tant que je verrai des vivants, mon épée A boire de leur sang sera mieux occupée.
Vaincu, trahi, je rôde autour de mon château ; Ils m'ont comme enchaîné tout en vie au poteau ; Mais je veux tout briser sous les fers que je traîne Et, comme l'ours captif, ensanglanter l'arène I
En ce moment Hacduff revient et aperçoit Macbeth qui lui tourne le dos.