TRIO
Andante,
L£ ROI, à Edgar.
Sans jamais que ton âme faiblisse; Pour ton roi tu courais au supplice , Ne crains pas qu'un tel sort s'accomplisse, Te sauver est encor mon espoir 1
GORDÉLIA, à Edgar.
2 I Sans jamais que ton âme faiblisse « / Pour ton roi tu courais au supplice ; w \ Ne crains pas qu'un tel sort s'accomplisse, z I Te sauver est encor mon espoir !
EDGAR, à Coroélia.
Ne crains pas que mon âme faiblisse !
Pour le roi j'ai bravé le supplice; Mais s'il faut que mon sort s'accomplisse, C'est Tamour qui dicta mon devoir!
Transition.
LE ROI, à Edgar.
Un sauf-conduit I — Ma main sur un tel acte Peut signer hardiment I elle a signé le pacte I
Il signe un papier.
Puis!
EDGAR, aa roi.
Vivre loin d'elle? — Ah! jamais.
LE ROI
Qu'entends-je?
EDGAR
Pardonnez!
CORDÉLIA. il7
CORDÉLIA
Mon père, je Taimais!
Je rose dire... il vient de venger votre offense!
LE ROI
11 mérite ton cœur. — De ma seconde enfance
Le ciel daigne éclaircir le voile ténébreux.
Je puis, dans mon malheur, faire encor des heureux !
Us s'agenouillent.
Oui, tu seras mon fils. Dieu! prenez leur défense,
Les bénissant.
Versez tous vos trésors sur eux!
Allegro,
ENSEMBLE
EDGAR ET CORDÉLIA
Ma destinée, Doux hyménée.
Est couronnée De ta faveur!
Mon bien suprême.
Le roi lui-mAme Veut que je t'aime,
mon sauveur!
ton sauveur!
C'est , . ,
LE ROI, à Cordélia.
Ma destinée, Infortunée, Est couronnée Par ton bonheur.
Mon vœu suprême, Oui, c'est qu'il t'aime, C'est le prix même D6 tant d'honneur.
Transition.
LE ROI
Edgar, ne crains plus leur colère!
EDGAR
Du sort entre vous deux j'affronte les défis
CORDÉLIA
Le ciel nous garde un abri tutélaire.
LE ROI
Ils n'oseront frapper mon fils!
OEUVRES D'EMILE DESGHAMPS.
Reprise de Vallégro,
EDGAR ET CORDÉLIA
Ma destinée, Doux hyménée, Est couronnée De ta faveur.
Mon bien suprême, Le roi lui-même Veut que je t'aime,
mon sauveur!
ton sauveur!
C'est
LE ROI, h Cordéli».
Ma destinée.
Infortunée, Est couronnée Par ton bonheur.
Mon vœu suprême.
Oui, c'est qu'il t'aime.
C'est le prix même De tant d'honneur!
FIN DU TRIO
Cris dehors.
Ah! ah! ah!
Un moment après, éolaifs et tonnerrev
Récîtalif.
CORDÉLIA
Entendez-vous ces cris de rage. Dont les éclats soudains glacent tout mon courage? Et ce tonnerre, écho profane et spacieux Du courroux éternel... double et sinistre orage
Qui roule de la terre aux cieux ? .
LE ROI, ramenant vers lai Edgar 'et Cordélia.
Oh! venez là; ce sont mes filles et mes gendres Qui lancent contre moi leurs meutes de bourreaux!. Et les foudres de Dieu, prêtes à mettre en cendres L'antre des scélérats... le palais des héros.
EDGAR ET CORDÉLIA
Un soldat est lui seul plus fort que cent bourreaux l
CORDÉLIA. 2lî>