‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 2)Chapitre 109 sur 168 · PAUVRE HOMME · texte numérisé non relu

PAUVRE HOMME

Jusqu'à mon entre-sol, tous les matins il monte, Disant : Cest le journal; — jamais je ne le vois. Il est vieux et doux, car faible et douce est sa voix. Hier il n'est pas venu... pauvre homme! On me raconte Qu'il est mort dans la rue un journal à sa main. Mort comme un magistrat sur son siège romain. Mort comme un général sur son champ de bataille.. Qu'importe le métier pourvu que l'on travaille ?

Je songerai souvent au porteur matinal,

Qui dans mon corridor disait : Cesl le journal!

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