‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 2)Chapitre 42 sur 168 · INVITATION A LA VALSE · texte numérisé non relu

INVITATION A LA VALSE

La valse, par la voix des harpes et des flûtes. Appelle tout le bal à ses ardentes luttes.

Et de l'orchestre, ouvrant ses écluses d'accords. L'âme de Weber^ absent anime le grand corps.

Mais nulle, dans le flux des moduleux arpèges. Nulle des cent beautés qu'on enlève à leurs sièges Ne songe, on en peut faire à coup sûr le pari, Au maître glorieux, mort à peine fleuri ; Et qu'il est triste enfin que ce roi d'harmonie Ne soit pas de la fête où règne son génie...

Tant elles ont l'amour des folâtres ébats I — Nulle, aî-je dit? J'ai tort : sur l'estrade, là-bas. Devant ce grand miroir, voyez, il en est une

Page 1