AU POETE ALEXANDRE COSNARD
RâPONSB
Je voulais, excellent ami.
Je voulais, excellent poète, A mon luth, longtemps endormi.
Unir ma voix longtemps muette.
Car mon cœur était fort en train.
Fier de vos étrennes lyriques.
D'opposer quatrain à quatrain... Vains désirs ! espoirs chimériques I
Placés auprès des vôtres, si
Mes vingt-quatre vers sont en nombre,
A cela seul j'ai réussi ;
D'autre ressemblance pas Tombrel
C'est qu'avec mes rêves en fleurs, A fui l'harmonieux délire ; C'est que, jour à jour, sous mes pleurs.
Je sens se détendre ma lyre...
Hélas ! maladie et chagrin Me font une double misère.
Et j'épuise ainsi, grain par grain.
Tout le lamentable rosaire I
Mais, comme à ses plus chers élus, Que le Seigneur Dieu vous accorde Tous les bonheurs que je n'ai plus...
Je louerai sa miséricorde !