‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 2)Chapitre 93 sur 168 · AU POETE ALEXANDRE COSNARD · texte numérisé non relu

AU POETE ALEXANDRE COSNARD

RâPONSB

Je voulais, excellent ami.

Je voulais, excellent poète, A mon luth, longtemps endormi.

Unir ma voix longtemps muette.

Car mon cœur était fort en train.

Fier de vos étrennes lyriques.

D'opposer quatrain à quatrain... Vains désirs ! espoirs chimériques I

Placés auprès des vôtres, si

Mes vingt-quatre vers sont en nombre,

A cela seul j'ai réussi ;

D'autre ressemblance pas Tombrel

C'est qu'avec mes rêves en fleurs, A fui l'harmonieux délire ; C'est que, jour à jour, sous mes pleurs.

Je sens se détendre ma lyre...

Hélas ! maladie et chagrin Me font une double misère.

Et j'épuise ainsi, grain par grain.

Tout le lamentable rosaire I

Mais, comme à ses plus chers élus, Que le Seigneur Dieu vous accorde Tous les bonheurs que je n'ai plus...

Je louerai sa miséricorde !

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