SCÈNE PREMIÈRE
Des bravi masqués ont déposé Léonor évanouie sur un sopha; ils se retirent à son premier mouvement.
LÉONOR, seule, revenant à elle.
Ah l... ah! quel songe affreux I grâce au ciel, il s'achève!
Elle regarde aalour d'elle.
Mais... OÙ suis-je? mou Dieul... quel trouble en moi s'élève !
Elle s^avance sur le derant du théâtre.
Qui m'a conduite ici?... se peut-il? ô douleur!... Cet éclat!... ces murs... ah! ce n'était point un rêve ! Oui... tout est vrai! Malheur!... Malheur!...
Air.
LÉONOR
Quand celui que j'adore à l'hymen se prépare, Quand peut-être à cette heure, il m'appelle, il m'attend. Voilà donc sans pitié que le ciel nous sépare, Et qu'il change en affront ce bonheur d'un instant! Pour quel crime, ô mon Dieu! m'avez-vous condamnée *? Ai-je pu mériter la rigueur de mon sort?
A la honte, au malheur, si je suis destinée.
Comme grâce à genoux je demande la mort !
Pauvre orpheline dès l'enfance.
Qui viendra prendre ma défense?
STRADKLLV. 279
Mon bien-aîmé, lorsqu'on m'offense.
Ne peux-tu rien ici pour moi?
Stradella, quand je t'implore, Mes cris n'arrivent pas vers toi...
Ma plainte en vain redouble encoro...
Nul ne répond à mon effroi...
Quand celui que j'adore, etc.
Eh quoi, tout est fermé! Quelle force ennemie De ce palais fait ma prison?
Elle aperçoit la chambre ouverte à gaarhe.
Ah! quel espoir!
Elle revient.
Mais non! point d'issue... infiimle!
Que faire?... la frayeur égare ma raison!
Quand celui que j'adore, etc..
Rëcilalif.
LÉONOR, entendant marcher au dehors.
Du bruit!...
Elle écoute.
Dans ce refuge, ah ! cachons-nous d'abord.
Elle rentre dans la chambre et referme la porte finr elle.