UN SONNET DU POETE ESPAGNOL OUEVEDO
Étranger, son regard, qui s'anime et retombe. Cherche Rome dans Rome et ne l'y trouve pas; Ses murs sont un cadavre, et l'Aventin sa tombe, Et de tout son orgueil les vers font leur repas.
Le Capitole altier pierre à pierre succombe, Semblable à son pouvoir qu'on vit fuir pas à pas;
CANTILÈNE DU POKTE ESPAGNOL VILLÉGAS. 107
Et la médaille d'or que le temps ronge et plombe Est brillante de vie auprès d'un tel trépas.
Témoin des anciens jours, seul, le Tibre demeure. Et loin du centre, autour des ruines, il pleure Avec une chétive et lamentable voix.
De ton éternité de splendeur et de force.
Tu n'as rien gardé, Romel — Une poudreuse écorce
Gît sans gloire où le chêne eut Tempire autrefois.