‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 4)Chapitre 111 sur 164 · UN SONNET DU POETE ESPAGNOL OUEVEDO · texte numérisé non relu

UN SONNET DU POETE ESPAGNOL OUEVEDO

Étranger, son regard, qui s'anime et retombe. Cherche Rome dans Rome et ne l'y trouve pas; Ses murs sont un cadavre, et l'Aventin sa tombe, Et de tout son orgueil les vers font leur repas.

Le Capitole altier pierre à pierre succombe, Semblable à son pouvoir qu'on vit fuir pas à pas;

CANTILÈNE DU POKTE ESPAGNOL VILLÉGAS. 107

Et la médaille d'or que le temps ronge et plombe Est brillante de vie auprès d'un tel trépas.

Témoin des anciens jours, seul, le Tibre demeure. Et loin du centre, autour des ruines, il pleure Avec une chétive et lamentable voix.

De ton éternité de splendeur et de force.

Tu n'as rien gardé, Romel — Une poudreuse écorce

Gît sans gloire où le chêne eut Tempire autrefois.

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