‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 4)Chapitre 113 sur 164 · ÉCOUEN · texte numérisé non relu

ÉCOUEN

(air du montagnard ÉMIORé)

Revoyez ces lieux pleinn de charmes.

Où, tremblant d'espoir et d'alarmes.

Votre mère, un jour, vous mena.

En larmes.

Et revint appelant : Annal

Anna!

Venez, montrez-nous votre place Dans la chapelle et dans la classe; Et le ruisseau qui, vous servant

De glace, Vous vit heureuse, et bien souvent

Rêvant.

W'est-ce pas à cette fenêtre,

Les soirs, avant de nous connaître,

Que vous chantiez un chant d'amour.

Peut-être ?

Et les oiseaux restaient le jour

Autour.

Voyons la chambre calme et sombre Où, parmi vos sœurs en grand nombre, La lune glissait doucement

Dans l'ombre.

Pour baiser votre front charmant

Dormant.

Où donc est la salle profonde

Qui vous applaudit, jeune et blonde,

Quand le guerrier qui gouverna

Le monde Comprit vos yeux et devina

Anna!

POUR LE MARIAGE Db JULES LEFÈVRE. 199

Là, brillaient d'une triple flamme Votre esprit, vos regards, votre âme; Là, vous mettiez les cœurs en feu,

Madame !

Tout change, hélas! en temps et lieu...

Fort peu !

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