AU BANQUET OFFERT A PHILOXÈNE BOTER
Tandis que les bravos, et des plus difficiles, S'élancent tour à tour d'HerctUanum à Faust; Que nos Plines se vont régaler de fossiles Et d'animaux ante — diluviens — ou post;
Tandis que tous les fronts, dans tous lasjdomiciles, Sont penchéa sur la Presse ou sur le Moming-Post; — Ghers convives, souffrez, A quelque ennui dociles. Que ma bouche au dessert formule un sonnet-tost.
Je bois A Téloquence, aux chants de Philoxène ; A Shakspeare, à Molière, astres-rois de la scène , Aux arts, à Tamitié, notre double lien;
Aux talents, à Tesprit de mon noble auditoire !... Le meilleur, voyez-vous, le plus sûr est de boire A la santé de tout ce qui se porte bien I
POUR LA SAINT-PAUL APAUL JUILLERAT
Est-on poète? on peut, sans tilleul où Ton niche, Fêter les nuits d'avril mieux que nul rossignol ; On peut ressusciter sous une humble corniche La harpe de David ou le luth espagnol ;
On peut couvrir de blés toute une lande en friche ; On peut, la lyre en main, prendre Sébastopol,
SONNETS. ÉAl
Gomme arracher Milan au pied lourd de TAutriche... Poutant moi, j -ose plus : —je voudrais chanter Paul ! —
Non, je ne le veux pas I... — Si cette double flamme Qu'on nomme, sous les cieux, Tintelligence et Tâme Te dénonce à nos chants, noble ami que voilà,
Ta modestie est grande... autant que ton mérite I N'allons pas, offusquant ta vertu favorite, Proclamer les trésors que son ombre voilât