RÉPONSE A CHARLES COLIGNY
Les mélodiques fleurs que vous cueillez pour Dieppe, Dans votre frais cerveau, luxuriant jardin, Suffiraient à fleurir tout un pays de steppe, Et jettent dans mon ombre un reflet de TÉden.
Gar sur mon luth noirci, comme mon cœur, d'un crêpe. Vous posez, Goligny, votre palme... et soudain Succède un miel d'abeille au venin de la guêpe : — Moins magique brillait la lampe d'Aladin I
Vos rhythmes, doux menteurs, qui font ma silhouette, Donnent de grands airs d'aigle à l'infime alouette : Ressemblance Imposée à qui ne m'a point vu !
Je m'y tiens : et je veux me cacher davantage, Afin que, dans l'esprit de tous, j'aie en partage Les beautés dont vos vers applaudis m'ont pourvu.