‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 4)Chapitre 55 sur 164 · LA NUIT DE JEANNE · texte numérisé non relu

LA NUIT DE JEANNE

Minuit frappait à la grande pendule

Et la grand'mère avait les yeux fermés;

Mais Tombre est chère au cœur tendre et crédule ..

Et vous veillez, Jeanne, car vous aimez!

Vos longs regards, perdus dans une étoile, Y vont chercher des regards enflammés;...

Mais quoi! déjà le bel astre se voile^..

Jeanne, aime-t-il, celui que vous aimez?

Les chants d'un cor ont percé la nuit sombre; Un doux frisson court dans vos sens charmés... Mais quoi 1 là-bas, les chiens hurlent dans l'ombre... Jeanne, vient-il, celui que vous aimez ?

Et puis, soudain s'arrête la pendule; Les deux flambeaux s'éteignent consumés...

Tout est présage au cœur tendre et crédule... Jeanne, est-il mort, celui que vous aimez?

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