A MADAME MARIE MENNESSIER-NODI ER
(r£pon8b sur lbs mêmes rimes)
Nous avons quatre fois lu votre long poème.
Ainsi qu'un grand plaisir j'en voudrais grand profil» Mais pour écrire comme un ange ou comme fit Le chantre de sbogar et du roi de bohème, Madame, il me faudrait votre plume suprême Qui sous vos doigts de fée à tous les tons suffit,
Plume idéale, au miel délicat et confit.
Que notre esprit savoure et que notre cœur aime.
Or, ce grand enchanteur, Nodier, que nous pleurons, De notre diadème un des plus beaux fleurons.
En retournant, là-haut, vous légua cette plume,
Disant que tous ses pleurs lui faisaient leurs adieux Et qu'il ne la prétait, de ce côté des cieux, Qu'à sa fille, dont Tâme à ses rayons s^allume.
A JULES LACROIX (réponse sur les iiÉiftBs rimes)
Que pariez-vous de poésie Qui fait au monde ses adieux?
Tant qu'il nous restera des dieux, Nous leur verserons Tambroisie.
Si les sots n'ont point fantaisie Du théorbe mélodieux.
Ni de Tart jeune et radieux.
Autre soleil, qui vient d'Asie ;
Si l'harmonie et les couleurs,
Si nos poêtes-ciseleurs
Touchent peu les cœurs prosaïques ;
Loin du tréteau des bateleurs, D'autres font, sur vos Mosaïqms * , Pleuvoir les lauriers et les fleurs !