TOBIE
C'est toi, mon fils, car j'enteads bien ta voix ! Que ton absence eut de jours et d'alarmes !
Ton père aveugle a des yeux pour les larmes, Larmes d'angoisse et d'ivresse à la fois.
Oh I parle encor ! — Quand je t'écoute
J'ai comme une image de toi ;...
Mais tout est noir... Mon Tobie est sans doute Plus beau qu'un ange, et ce n'est pas pour moi !
Hélas ! Quel baume d'Arabie,
Un seul jour, me rendra mes yeux
Pour voir les cieux
Et mon Tobie !
L'ange de Dieu, qui te ramène au port.
Ne peut-il point d'une céleste flamme Percer la nuit où s'engloutit mon âme?
Car voir, c'est vivre — un aveugle est un mort ! Mais... tes doigts touchent ma paupière, Qui s'ouvre au feu de ton amour I Mon fils, je vois! je vois 1 c'est la lumière! " Tu m'as rendu la vie avec le jour !
Ma longue épreuve est donc subie I Oh I double trésor de mes yeux ! •
Je vois les cieux
Et mon Tobie !