‹ Œuvres complètes de Emile Deschamps (volume 5)Chapitre 12 sur 159 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

QBRYAL, seul.

Mais, pour parler de vous, encor faut- il savoir...

Cherchant.

Personnel... A son destin c'est à moi de pourvoir! De quel tracas la gloire est aujourd'hui la source ! On trafique au Parnasse aussi bien qu'à la Bourse. Que je suis malheureux d'avoir tant réussi !

Lorsque je songe au sort qu'il m'a prédit ici, Je ne sais (malgré moi prêtant trop tôt l'oreille) Quelle paternité dans mon cœur se réveille !

L'amour-propre, à mon âge? il serait vraiment beau ! Que m'importe un journal? Mais aussi, quel tableau t Toujours trois cents amis, et jamais de recettes! Caissier pâle, acteurs morts, les Anglais, les banquettes. C'est affreux!... Mes lauriers, vous m'avez compromis l Je me trouve engagé sans avoir rien promis.

Ma foi, voyons Lormon ; il aime, ce me semble, Son monsieur Verdelin... Abouchons-les ensemble... C'est cela. -— Par bonheur mon cher fils est bien loin. Je serais tout confus d'un semblable témoin.

Lormon sait ce qu'il veut, et s'il me congédie, Tant pis pour Verdelin et pour ma tragédie.

Puis, retournons peser mon sucre, mon café, Et, si l'on m'y reprend, je veux être étouffé.

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