SCÈNE XII
LORMON, seul.
Il s'en va par la main m'amener Juliette.
Apprenons à son fils sa victoire complète.
Ouvrant la porte du cabinet.
Venez, monsieur, venez, j'ai vu le cher papa.
GERVAL FILS.
Gomment, vous l'avez vu?
LORMON.
Certainement.
GERViLL FILS.
Déjà?
A part
Et moi qui n'ai pas pu le prévenir l
Haut.
Mon père, Dès Tabord n'aura point...
LORMON.
Mais si, tout vous prospère, Vos instances ont eu les plus heureux effets; Bref, soit Philopœmen et ses brillants hauts faits, Dont nos échos vous ont apporté la nouvelle, Soit vous-même... Il était enfin d'humeur si belle Que nous pûmes à peine échanger entre nous Trois paroles. — Déjà ma nièce était à vous.
GERVAL FILS, troublé.
Il VOUS a demandé Juliette?
LORMON.
Sans doute, Comme vous l'espériez tantôt...
GERVAL FILS, à part.
Je n'y vois goutte.
LORMON.
D'ailleurs, il va venir lui-même.
GERVAL FILS.
Il est ici î...
Mon père!...
LORMON.
Je voulais vous Tannoncer ainsi !
Grand Dieu!... lui qui me croit à Turin?...
LORMON.
Il me semble Qu*un tremblement subit... Qu'avez-vous ?;
GERVAL FILS.
Rien, je tremble De plaisir, d'espérance... en effet, je ne puis Suffire aux sentiments... je ne sais où j'en suisi |
LORMON.
Mais, dans cette famille, ils ont une manière D'être gais et contents tout à fait singulière ! Çà^ vous remettez- vous de votre bonheur?
GERVAL FILS.
Oui.
L0RM3N.
L'ami Gerval approche.
[GERVAL FILS.
ciel !
LORMON.^
Derrière lui, La future; venez.