SCÈNE XIV
Lbs PsÉcéDBNTS, GERVAL PàRE, VERDELIN.
VERDELIN, DD papier à la main, à Gerval père, qui le conduit
et le ca(ïhe de son corps.
L'article est bien, j'espère.
GERVAL PÈRE*
Les voici. GhutI
VERDELIN
Ah çà, vous me servez de père?
VERDELIN et GERVAL FILS, B*aTancant l'un yers l'autre
sans lerer les yeux.
Mademoiselle...
Ils reculent.
GERVAL PÈRE, & Verdelin.
Eh bien! regardez cet enfant...
Que voîs-je? ici, mon filsl
VERDELIN
Ahl c'est ébouriffant!
LORMON.
Tu l'ignorais ?
GERVAL PÈRE.
Tout net.
GERVAL FILS, ee plaçant entre son père tft Lormon.
Oui, de quelque artifice Je rougis... mais comment vouliez-vous que je fisse?
A Lormon.
Avant tout, il fallait vous devoir mon bonheur.
Montrant Gerval père.
Puis, d'un rapprochement me réservant l'honneur. Je voulais... ce qu'a fait un hasard favorable. Lorsque le sort pardonne est-on inexorable?
GERVAL PÈRE, courroucé.
Depuis quand de Turin êtes-vous de retour?
GERYAL FILS.
Je ne suis point parti.
GERYAL PÈRE.
Qui vous retint?
GERYAL FILS.
L'amour.
GERYAL PÈRE.
Eh bien, il est au moins naïf et laconique; Et mes cotons d'Alep, mes vins de Salonîque ? Vous YOilà Teiistence et la tête à Tenverst Il ne manquerait plus que yous fissiez des vers !
GERYAL FILS.
Les YÔtres seuls, mon père, illustrent la famille I
GERYAL PÈRE.
Dans ta pièce, Lormon, tu chéris une fille ;
Montrant Terdclin.
Tu portes à monsieur, je crois, grande amitié, Unis-les; dans leurs vœux je me mets de moitié.
GERYAL FILS.
Ehl que faites-vous là? c'est celle que j'adore.
LORMON, désignant Yerdelin.
Tu la voulais pour lui ?
GERYAL PÈRE.
Je la demande encore.
LORMON.
C'est prendre bien des soins.
YERDELIN.
Je dois en convenir.
Mon rôle devient pâle, et lourd à soutenir.
40 OEUVRES D'EMILE DESGHAMPS.