SCÈNE IV
JULIBTTB, CLAIRE, YBRDELIN.
JULIETTE
Ahl monsieur Verdelîn, vous me voyez ravie,
Mais, ravie! un ouvrage 1 un succès! quels transports t
N'est-ce pas? vous avez secondé nos eflTorts ?
Payé par des bravos votre droit de présence ?
Du génie et de Part, ô divine puissance
Que de vous subjuguer par des mots enchanteurs.
Et de prêter son âme à tous les Spectateurs!
VERDELIN
Si j'en crois votre avis la réussite est grande, Le succès mérité.
JULIETTE
Mais, je vous le demande !
VERDEIN.
Moi? j*immole à vos goûts mon propre jugement..
J'avais de ce succès Theureux pressentiment, Glaire, et tu peux juger quel trouble involontaire S^st emparé de moi, quand, aux cris du parterre^ La toile se relève... on s'agite encor plus... L'acteur paraît... Silence! il fait ses trois saints; Et, d'une voix émue, il dit : « Messieurs, Touvrage^ Que nous venons d'avoir l'honneur...
VERDELIN, à part, arec ironie.
Et le courage r
JULIETTE, continuant.
« De jouer devant vous, est de monsieur Gerval. »
cil AIRE ET VERDELIN, qui écrit le nom sur un carnet»
Gerval?
JULIETTE
Gerval, ma ch^re ! A ce nom sans rival»
Des cintres aux balcons les bravos se répondent, hes acclamations se croisent, se confondent* Je riais, je pleurais, tout ce bruit m'enivrait I Et la main sur mon cœur, j'ai senti...
CLAIRE
Le portrait?
Gage mystérieux, jamais tu ne nous quittes!
VERD£LI£¥
Malencontreux auteur, nous ne sommes pas quittes, I^ous réglerons demain.