‹ Œuvres complètes de Emile Deschamps (volume 5)Chapitre 58 sur 159 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les Mêmss, ELYIRB, entrant précipitamment.

ELVIRE

Traître I il n^est sous le ciel d'autre monstre que toi!

Quatuor.

Que le ciel vous préserve De recevoir sa foi I Le traître vous réserve Le même sort qu^à moi.

DON OTTAVIO, ANNA

ciel! quels nobles charmes!

Et que de majesté!

DON JUAN. 1-27

A voir couler ses larmes, Mon cœur est attristé.

DON JUAN

La pauvre fille est folle.

Croyez-en ma. parole.

Pour que je la console, Laissez-nous seuls tous deux.

Menteur, je te défie...

DON JUAN

Hélas! c'est sa folie!

ELVIRE

Restez, je vous supplie !

DON OTTAVIO, ANNA

A qui croire des deux ?

ENSBMBLB.

DON JUAN, DON OTTAVIO et ANNA.

Ah ! vraiment, je ne puis m'en défendre ; Oui, j'éprouve à la voir, à l'entendre.

L'intérêt le plus vif, le plus tendre.

Juste ciel! est-il sort plus afi'reux?

ELVIRE

Ah! vraiment, je ne puis m'en défendre; Oui, j'éprouve à le voir, à l'entendre.

Un dépit que nul mot ne peut rendre.

Juste ciel I est-il sort plus afifreux?

DON OTTAVIO

A la croire elle dispose.

Par son air et ses discours.

ANNA

En nous son espoir repose ; Par pitié, restons toujours.

DON JUAN

Si je pars, je vais peut-être Éveiller tous les soupçons.

128 GEUVRES D'EMILE DESCHAMPS.

ËLVIRE.

Le cruel s^est fait connaître Par ses noires trahisons.

DON OTTAVIO

Elle est donc?

DON JUAN

Un peu folle.

ANNA

Et lui?...

ELYIRE.

Sur ma parole, C'est un traître I

DON JUAN

Elle est follet

DON OTTAVIO, ANNA

Enfin, nous le connaissons.

DON JUAN, à ElTire.

Vite, vite! paixl silence!

C'est du monde qui s'avance ; Mettez un peu de prudence; On va se moquer de vous.

ELVIRE

Ne m'impose pas silence.

Je veux perdre la prudence. Oui, ton crime et mon offense Paraîtront aux yeux de tous.

DON OTTAVIO, ANNA

Ces accents, cette assurance, Sa rougeur, son imprudence.

Nous révèlent son offense; Tout devient trop clair pour nous.

Don Juan eotralae doucement ElTire qui sort furieuse.

Récilalif.

DON JUAN, revenant sur ses pas.

Qu'elle est à plaindre! il faut la suivre, Pour prévenir d'autres malheurs.

DON JUAN. 129

Charmante Anna, pardon, commandez : vos douleurs Sont les miennes... à vous tout entier je me livre.

n sort ayeo ane grAee nffeotée. Anna, pendant les dernières paroles de don Jaan, a paru rassembler ses souvenirs aTec une agitation douloureuse.

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