‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 125 sur 194 · I.E SPLKKN · texte numérisé non relu

I.E SPLKKN

ancien élève... dont je vous parlais tout à l'heure, habile depuis quelque temps cet hôtel... Ernest d'Élanges !

M'"" DE LUSSAN

Ah! mon Dieu, que me dites-vous? le conilc Ernest est ici... certainement, je l'ignorais... et si j'avais pu prévoir... je ne serais pas descendue dans cet hôtel.

KINMiCESTER.

Il me semlilc cependant qu'il était jadis au nombre de vos adorateurs... On avait même parlé d'un mariage... à telles enseignes, que j'avais déjà commencé des couplets... deux familles respectables, deux époux charmants... et puis mes deux pensions qui se trouvaieiit-cumulées et réunies dans la même maison... Ce mariage-là me semlilait offrir toutes les convenances et garanties possibles.

M'"*= DE LUSSAX.

M. Ernest en a jugé autrement ; nous avions été élevés ensemble... il m'aimait... je le croyais du moins, jusqu'au moment où la conduite la plus inexplicable et la plus offensante... Il prie M. de Lussan, un de ses amis, de me demander en mariage à mon père... certainement cette démarche m'était fort indifférente; j'étais loin de la désirer; mais enfin mon père accepte, et charge M. de Lussan de la réponse la plus favorable... celui-ci vole vers son ami... Que croiriez-vous qu'il était devenu?... Parti, disparu... il avait quitté Paris, la France, sans daigner nous prévenir, et depuis nous ne l'avons jamais vu.

KINNECESTER.

Certainement, je ne reconnais pas là les leçons de tact et de bienséance que j'ai tâché d'inculquer à mon élève.

U""^ DE LUSSAX.

Nous avons seulement appris qu'il était passé dans les

pays étrangers, où ses bizarreries... ses dissipations, ses

folles dépenses, avaient dérangé sa fortune, sa santé et

changé même son caractère,.. Du moins c'est ce que nous

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