SCÈNE X
Ll:;S MÊMES, Canel!e, toujours gairoUé et suspendu on l'a'r, et répétant l'exercice de la première position; WOLTOrSxSLjT, descendant du pont.
MOLTONNET.
Monsieur le maître, ces demoiselles ont pris tous les gâteaux.
LA COUPE
C'est bon.
CAîCELLE, apercevant Moutonnet.
Qu'est-ce que je vois là? ça ressemble bien à mon habil !
LV COUPE, à Caneila.
Eh bien, je vous ai dit de ne pas vous déranger.
CAXELLE, vovant qu'il se met devant lui et voulant l'en empêcher.
Laissez-moi un peu m'assurer...
LA COUPE
Attendez donc, atlendez donc, que diable! voilà un mauvais mouvement.
CANELJ.E, examinant l'habit de Moutonnet.
Oh ! c'est bien ça.
LA COUPE
Je vous dis que non, ça n'est pas oa, ça n'est pas ça du tout; rapprochez tendu...
CANELLE
Eh ! laissoz-moi donc tranquille.
LA COUPE
Lancez les jambes avec force, et rapprochez tendu. Allons, voyons, exercez-vous... je ne vous en montre pas d'autre que vous ne sachiez celui-là. (Allant ;, Moutonnet.') Voyons, notre bourgeois, douze gâteaux à trois sols.
MOUTONNET, ouvrant sa bourse.
C'est trente-six sols.
CANELLE, l'exaniinont.
Parbleu! il n'y a plus de doute, c'est ma bourse, je la reconnais aussi.
MOUTONNET
Qa'a donc ce monsieur qui a l'air si agile?
LA COUPE
Ne faites pas attention, c'est un nageur qui s'exerce, il ])rcnd une leçon à sec.
CANELLE
Oui, à sec, je vais y être si ça continue, (criant.) Monsieur... monsieur, arrêtez .. déliez-moi, descendez-moi, je vous prie.
LA COUPE
Ah! ben oui; je me rappelle ce que vous m'avez. dit, et vous prendrez votre leçon malgré vous.
CANELLE, so débattant.
C'est trop fort... monsieur La Coupe!... Tvlonsieur l'habil ))ru!i !...
LA COUPE, l'examinant en levant les épaules.
Ah çà, barbot'y... je vous demande si c'est là faire des mouvements?... pas la moindre régularité... Allention !
(voyant qn'il fait des efforts pour re.,'araer.) QuC dial)le a-t-il à regarder de ce côté?... alleuLlcz, je vais vous apprendre...
(il le retourne, les pieJs du côté de Moutonnet ot la tète du coté dos bains dos dames.)
LES BAINS A LA l'A l'A 29
CANELLE
Jo VOUS déclare ([ue c'csl si'rieusement que j'insisLc pour (|u'on mo fasse aborder et pour ([u ou me luelle à lerro.
LA COLl'i:.
Alli : Tenez, moi je suis un bon homme, ilda. ^'ous ne descendi'cz point à lerrc.
CANELLE
J'y descendrai, c'est résolu.
LA COUPE
0' connais vot' faibles?» ^.'^dinairc, Et vous voulez être battu.
Quand il s'agit d'un bon oiiicv, D' mon zèle on peut cire certain :
J' n'ai jamais, pour rendre service, Su refuser un coup de main.
¥a vou'3 allez voir !
CANELLE
Non, non, v'ià <[Lie je m y remets... Je suis en nage.
LA COUPE
C'est ce qu'il f.iut; j'étais bien sûr qu'en le changeant de côté, ça irait mieux,