I.E CHEF n'oi FICE, voulant y goùler
Peste 1 voilà du beau chasselas.
l/l.\TENDA>T.
Gardez-vous d'y toucher ; vous ne savez donc pas qu'il vient de cette treille magique dont les raisins forcent tout le monde à dire la véritr, ce qui souvent entraîne ici de terri-blés conséquences.
AIR : Tenez, moi je suis un buii hoinme. (Ida.)
Aux gens qu' not' maîlr' reçoit à table Quand ce raisin est présenté, Ils envoient le bourgeois au diable En croyant boire à sa santé ; Aussi par des scèn's assez vives Crac, le dessert est échauffé, Et c'est rar' que tous les convives Chez nous puiss'nt prendre leur caf';
LE CHEF d'office.
Est-il possible ' c'est une caverne que cette maison... F'our moi, chaque sauce que je fais me retombe sur la conscience... les jours maigres, je ne dis pas, ça va encore... mais le reste de la semaine...
l'intendant.
Je conviens que cette mallieureuse habitude, qu'il a contractée dès l'enfance, lui fait beaucoup de tort dans le monde... mais, à cela près, il fait son métier d'ogre le plus honnêtement possible, et j'ai vu souvent avec attendrissement qu'il restait sur son appétit.
LE CHEF d'office.
Lui !... je vous dis que nous y passerons tous, et si, en notre qualité de chef de cuisine et d'intendant, nous le grugeons par-ci par-là, il nous le rendra bien ; enfin il n'y a que cette mademoiselle Lison qui ait son franc parler.
Alfi du vauileviUc de L'Avare et son Ami.
A ses ordres lorsque personne
N'oserait résister ici,
Lison seul' répond et raisonne
Et n'a rien à craindre de lui. {Bis.)
l'ixtendaxt.
La voyant fraîche et si jeunette, C'est que not' maître apparemment Dans son appétit prévoyant Veut l'élever à la brochette.
LE CHEF d'office.
Je l'entends, je le reconnais à sa petite loux sèche ; le trisson me prend.