LV. CHAT liOTTK
Si vous n'ôliez pas au salon, Je serais encore à rofficc.
M(;iiio air.
X' pcul-011 pas, par quelque moyen, Trouver un' plac' qui vous convienne?
J' vous fais perdre la votre... Eh bien, Voulez-vous partager la mienne ?
Je ne peux plus quitter Lison, Il faut alors qu'elle choisisse De voir la servante au salon, Ou bien le marquis à l'office.
LISON
Comment! monsieur le marquis, vous seriez assez bon... oli non! c'est moi qui dois toujours (Hrc votre servante...
JEAN
Si vous voulez, soit... mais servante maîtresse; et j'entends que vous ne fassiez votre ménage qu'en robe brodée et avec des plumes et des diamants.
LISON
Quoi! monsieur Jean... il serait possible?... vous daignez encore songer à une pauvre tille telle que moi !
JEAN
Ecoulez donc, Lison... ma noblesse n'est pas assez ancienne pour que j' fasse le fier... ce matin je me nommais Jean tout court, et en fait de titres, je n'avais guère que celui de Jean sans terre; mais, enfin, j'en aurais plein ce salon que je les changerais tous contre celui de votre adorateur...
LlSON.
Que dites-vous?
Air, : Le beau Lycas aimait Thémirc. (Les Arlhles par occasion.
A tant d' bonheur j' n'ose souscrire.
C'est former des vœux insensés !
32 i COMÉDIKS — VALDK VILLLS
Dans le monde chacun va dire, Hélas, que vous vous abaissez !
JEAN, la regardant.
De lant d' beautt^s en voyant l'assemblage. Ces attraits dont je suis ravi.
Ces yeux si doux, ce pied joli,
(Se mettant à genoux.) Il est plus d'un grand personnage Qui voudrait s'abaisser ainsi, (jean, à la fin du couplet, reste aux genoux de Lison ; le duc de Mir l)olan parait avec sa suite.)