‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 179 sur 194 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

(L'ori'lipslrc Jour l'air : ./c la/i remir tout c» que j'aime ,'i iUARlE, arrivant précipitamment et hors irellp-niêmo.

Je vais je ne sais où ! je cours comme une folio, Mon esprit est joyeux et mon cœur caracole ; Jo ne peux plus marcher que par sauts et par bonds ; Ces arbres... ces ruisseaux... ces foins et ces gazons Offrent pour mes regards une douce pâture,

(L'orchestre joue la fin de l'air : Femme, voii/ez-vnux éprouver.)

Je voudrais m'emparer de toute la verdure !

(Se mettant sur la pointe des pieds et regardant à gauche.)

Autant que mon coup d'oeil s'étend dans le lointain, Ici finit Montmartre et commence Pantin ! Peut-être ce nuage, à l'ouest de la Villette, Est la fumée, hélas ! qui sort de ma guinguette, Et cet âne qui pait dun air si solennel Peut-être hier a vu le moulin paternel !

(Regardant au-dessus de sa tête.)

0 volages pierrots !... heureuses liiroudelles. Heureuses en effet de posséder deux ailes ! Sur les toits de Pantin allez tous vous percher,

Allez... et de ma part saluez le clocher! Et toi, faible jouet des caprices d'ÉoIe, Vers mon pays natal, liauneton, vole, vole, Porte-lui mon amour et mes vœux et mes chants Et dis que l'on m'envoie ici la clef des champs !

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