‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 183 sur 194 · M A H IF. JOBARD · texte numérisé non relu

M A H IF. JOBARD

REINLTTE.

Je vois qu'on disiil juste el qu'elle a des lubies.

MARIE

Oui, j'en eus, quiiid jadis je le nommais ma soL'ur, Toi qui de la famille as compromis l'Iionneur ; On connaît, dans Pantin, les frasques de la mère, El lu ne fus jamais la fille de Ion père.

REINETTE, hors d'elle-même.

C'en est fait, sa raison déménage au galop, Et c'est, à Charenton, des douches <iu'il lui faut; Je vais les commander...

(s'approcliant de la table et prenant une plume.)

Et si j'écris ! prends garde !

JI \RIE, furieuse- Ton écriture, va, n'esl que de la bâtarde!

REINETTE, dans la dernière coli're.

Bâtarde!... ce mol seul décide de ton sort.

LESTOUFER, qui est entre les deux femmes et qui des deux côtés reçoit dci coups de poing.

De grâce, éloignez-vous, ou bien frappez moins fort !

REINETTE

Non, non, et mon courroux n'est que trop légitime.

MARIE

Il n'est point comme loi...

LESTOL'FER, accablé de coups.

Je suis voire victime.

(Les deux femmes se battent sur l'air : Amuiez-ioux, tréinoiissez-l ûU-s.) REINETTE, arrangeant son bonnet.

Sois tranquille, bientôt les douches prouveront Si je sais bien ou mal me laver d'un affront.

(Elle sort.' ■L'oichestre joue rair ; Toul le luii/j. le long, le long de la rivière

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