II. — V
oLO COMÉDIES — VAUDEVILLES
MARIE
Il est vrai... m;iis t'aut-il que votre orgueil se blesse De couplets enfantés par le punch et l'ivresse?
REINETTE, avec ironie.
Fort bien !... pour s'exempter ainsi du décorum, On s'excuse aussitôt sur le punch et le rhum ; Hn vain l'on a juré d'être discrète et sage... Est-il quelque serment dont le rhum ne dégage?
MARIE
D'un discours innocent quand vous vous indignez, Vos potins ori^ueilleux nous ont-ils épargnés?
REINETTE
Moi, c'était différent, devais-jc être discrète Sur des amours connus de toute la Villette ? Vos cascades, vos traits et vos transports jaloux, Chacun en fut instruit, hormis feu votre époux. Et je ne pensais pas, s'il faut ne vous rien taire, Que vous dussiez un jour vous piquer de mystère!
MARIE, « part.
Ali! c'est trop fort 1
(Avec ii'onie.)
Sur moi, quoiqu'on jase en tout lieu.
On ne dit pas, du moins, que je cache mon jeu...
LESTOUFER, se mettant entre eUes.
Mesdames !
REINETTE
Lestoufer, voyez comme elle fume !
MARIE, ainrrenient.
Moi, je puis me monlrer, soit dit sans amertume ; Quels que soient mes attraits, au moins ils sont à moi! Jo n'(Mi dirai pas tant de tous ceux que je voi.
LESTOUFER, les sépiirnnt.
.Mesdames, allez-vous, ainsi que des harpies...