SCENE II
BIRTON, MACARTY.
BIRTON.
Voilà ce que c'est que de se lever matin ! ou est accablé de demandes.
JIACAUTV.
Vous vous levez donc matin, vous, monsieur?
BIRTOX.
Oui, monsieur, je suis sur pied depuis midi ; j'ai toujours eu les goûts roturiers.
MACARTY
Je vous en fais compliment, car un gentleman qui dort ne vaut pas un roturier qui fait ses affaires, et John William Macarly, votre serviteur, ne serait pas devenu un des premiers manufacturiers de l'Ecosse, s'il eût attendu la tortune dans son lit, (Regardant Birton.) OU sur une chaise.
BIRTON, se levant.
Ah ! VOUS êtes M. Macarty... Je vous en fais compliment à mon tour... ce gros négociant estimable qui a toujours de l'argent... Est-ce que vous viendriez en apporter?
MACAHTV.
Non, monsieur, au contraire , il faut enfin que le comte Derfort connaisse l'état do ses affaires ; je sais bien que son indolence, ses intendants et ses amis rcmpèchent d'y voir clair; mais ça va mal, entondez-vous? ça va fort mal.
BlUTOX.
Eh 1 parbleu 1 qui est-ce qui vous dit que ça aille bien ? qu'est-ce que ça me fait qu'il se ruine? Je ne suis pas son intendant ; je suis son ami. Je lui dirai cependant que vous êtes venu.
l'il
M\(;ARTV, tirant sn montre.
(]o n'est pas la peine, jo le lui dirai bien inoi-niî'me... Une heure dans rinslanl ; ali ! mon Dieu, et mes aiïaires !...
Alll (In vaiuk'villi! des Ca.^cniii.
Je pars, el je reviens céans; Dans celte salle Je m'installe ; Je pars; nous autres comnicreants.
Nous connaissons le i)ri.\; du temps.
niRTOX.
Mais attendez encor.
MACARTV.
Bonsoir.
Je dois être toujours en course, Je ne m'assieds qu'à mon comptoir.
Et je ne cause qu'à la Bourse.
(il sor'..)
Je pars, et je reviens céans, etc.