SCÈNE XIII
Les mêmes; BEMOLLNI, VERBOIS et huit ou dix Créanciers.
BEMOLINI.
Depouioune heure, nous attendons cliez M. Edouard, qui ne vient pas.
VERBOIS
Et cependant son portier dit qu'il n'est pas sorti.
RAYMOND
El) bien ! est-ce que vous voulez encore le saisir?
BKMOLINI.
Non pas, ma nous sommes lionnètes, et comme il a acquitté toutes nos créances, il faut bien que quelqu'un ait nos reçus.
(il donne les reçus à Raymond.) R.WMOND, parcourant les papiers.
Qu'est-ce que cela signifie? Comment 1 .M. Edouard aurait payé toutes mes dettes? M. Edouard se serait permis de payer mes dettes ?
EDOUARD, rentrant sous son premier costume.
Pourquoi pas? vous avez bien voulu payer les siennes !
l'artiste ill
RAYMOND
Quo vois-je?
KDOUARD, prenant In voix de Vprbois.
Un homme qui est désolé d'avoir perdu sa femme, (Prenant l'accent de Bemoiini.) ma, un artiste cnzanlé d'avoir fait votre connaissance, (Bamgouinant l'anglais.) et un milord qui demande un Calote, (a Roussel.) et un professeur qui vous demande pardon d'avoir osé entrer en concurrence avec vous.
RAYMOND
Il se pourrait?... Ces trois rôles... Ah ! mon ami ' faitesvous comédien, et ma fille est à vous.
EDOUARD
Comédien !... eh! mais je ne demande pas mieux... jusqu'à un certain point ! vous savez que j'ai cinquante mille livres de rente et une maison de campagne charmante. Nous y établirons un théâtre d'amateurs, qui fera pùlir l'astre de la rue Chantereine. (Montrant Emilie.) Mademoiselle nous aidera de ses talents, (Montrant Roussel.) monsicur, de ses conseils, et vous jouerez tous les rôles d'artiste... le Fougère de l'hitrigue épistolaire.
RAYMOND
Comment! vous croyez que je pourrais... mais, ma fille, un talent comme celui-là... (a Emilie.) Tu me reprocheras un jour de l'avoir sacrifiée !
EMILIE
Non, mon père, je ne vous reprocherai rien.
EDOUARD
Bien plus, vous conduirez l'orchestre, et ce sera vous qui peindrez toutes nos décorations.
RAYMOND
Vrai 1
Je vous en donne ma parole d'honneur.