SCENE XIII
MARGUERITE, seule, puis VICTOR.
MARGUERITE
Ah! mon Dieu, mon Dieu! not' maître... là. quelle tète! le voil;\ juste couune dans son bon temps, ou plutôt tlans son mauvais; c'est toujours ce que j'ai craint avec lui, des retours de jeunesse.
VICTOR, {rnjipnnt ù In porto en dehors.
Ouvrez, ouvrez moi, ouvrez-moi !
l'IlIMIir, HT MAHIK ^ÔU
MARGUERITt;, nllnnt ouvrir.
On y va; on y va; qui donc vous a enfermé? mon pauvre Vicier !... ^Parlez-moi de celui-là, au moins, c'est le jilus sage de la maison.
VICTOR
Dis-moi, ma bonne, où est mon oncle?
MARGUERITE
On il est? Dieu le sait, mais à coup sûr je ne vous le dirai pas.
VICTOR
A moi?
Non, monsieur.
Je t'en conjure IniDOSsible.
MARGUERITE
MARGUERITE
VICTOR
Comment, tu reftisc^^ de parler?
MARGUERITE
Jamais, monsieur... et je vous répéterai toujours que cela doit vous servir de leçon, que vous devez proliler des bons principes que je vous ai donnés, continuer, comme vous avez lait jusqu'à présent, à être sage, rangé, raisonnable.
VICTOR
Eh ! au diable les sermons ! parle-moi de mon oncle, dismoi seulement s'il est ici. Tu ne sais donc pas, ma bonne Marguerite... je peux te confier cela... c'en est fait de moi, si je ne puis sortir, car j"ai ce matin même une partie d'honneur, et un rendez-vous.
MARGUERITE
Ah ! mon Dieu! et lui aussi.
VICTOR
Ain : Rendez-moi mon écuelle de bois.
Oui, tour à tour braves et galants,
Suivant de beaux modèles, Nous savons punir les insolents Et courtiser les belles.
Que l'on nous donne un rendez-vous, Pour céder ou pour se défendre, Ce n'est pas à mon âge, entre nous, Que l'on se fait attendre.
MARGUERITE
Ce que c'est que le mauvais exemple! Et monsieur qui n'est pas là pour sermonner d'imi)ortance ce petit réprouvé!
VICTOR
Comment! mon oncle est absent? c'est tout ce que je le demandais, et je vais...
(il va pour sortir.)