SCÈNE XIV
Les mêmes; CHOPARD, paraissant dans le fond. CHOPARD.
El où allez-vous, s'il vous plaît ? j'ai ordre de votre oncle de vous retenir ici.
MARGUERITE
Vous avez donc de ses nouvelles?
CHOPARD
Parbleu ! si j'en ai... et de belles.
Ain de la valse des tlomediens.
Vil-on jamais pareille cxlravogance !
Le voilà donc comme je l'ai connu !
Temps orageux de son adolescence.
Dans son automne êtes-vous revenu"/
Au boulevnrd, car j'nimo la cnnipagnc, J'errois eu sage, et, la canne à la main, Quand Philibert, qu'un monsieur accompagne. Entre au billard dans le café voisin.
Je suis leurs pas... une foule immobile En cercle étroit se pressait autour d'eux ; Grecs et Troyens, Hector avec Achille Ont partagé les paris et les dieux.
L'un a pour lui la finesse et la grâce, Mais Philibert est sûr de tous ses coups : De sa vigueur, de son heureuse audace Spolar * lui-même aurait été jaloux.
Joueur prudent, jamais il ne se livre.
Son adversaire est partout débusqué C'est le héros de la partie à suivre.
Ou mieux encor le César du bjoqué Du dernier point un doublé le rend maître. Cris et bravos précèdent son départ; J'ai vu l'instant où, pour le voir paraître, On \p faisait monter sur le billard.
Mais ce n'est rien... ô nouvelle surprise ! Un spectateur par ton oncle est heurté Cinq à six fois : c'est ce que n'autorise Ni le billard ni la civilité.
Je vois bientôt s'échauffer la querelle. J'essaie en vain de calmer les esprits. De mots en mots l'affaire devient telle. Qu'il faut se battre... et les voilà partis.
Vit-on jamais pareille extravagance !
Par ma présence il n'est pas retenu; Temps orageux de son adolescence, Ah ! pour le coup vous voilà revenu !
J'y cours.
* Fameui joueur de billard.
ScBiBB. - Œuvres complètes. H'"* Série. - b^e Vo!. - -21
3G2 GOMKUILS — VAUDEVILI.lib
MARUUKRiTE.
Nous y courons Lous... C'est lui, le voici.
(Au mom^jiK. où ils vont pour 3onir, on a^jer^oit Philibert dunnunt la main à sa femme et ù su lille. Victor, Cbu^iard et Murguorite reslciil
stupéfûiis.)