‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 41 sur 154 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

JENNY, M. DE KERKAVEL, LAGUÉRITE, tenant GUIGHARD

au cidlet.

LAGUÉRITE.

AIR : Verse encor.

Lo voilà, voilà, voilà, voilà, Ici je le ramène, Et ce n'est pas sans peine; Lo voilà, voilà, voilà, voilà.

Et je réponds, morbleu! de ce prisonnier-là.

GUIGHARD, bégayant.

A co transport brutal, Quoi! nul ne me dérobe!

Accueillir aussi mal Un notaire royal ! Traiter de malfaiteur Nous... un lioiuiiie do robe!

LA PETITE SœUK 89

Ils m'ont, sur mon honneur, Pris pour un iirocureur!

TOUS

Le voilà, voilà, voilà, voilà, etc.

KEUKAVEL.

Laissez, Lnguérite. (a Guichard) D'où venez-vous, monsieur V

GUICHARD, bégayant.

De faire un... un testament.

KERKAVEL.

Et où alliez-vous ?

GUICHARD

Faire un contrat de ma... ma... mariage.

LAGUÉRITE.

C'est faux, mon commandant; il vient de sauter par la fenêtre, et il allait prendre la clef des champs : demandez plutôt à mademoiselle Jenny.

GUICHARD

Justement, je m'en rapporte à cette en... enfant.

JENNY, à part, d'un air mécontent.

Tiens, cette enfant !

GUICHARD

N'est-ce pas, ma petite amie, vous me reconnaissez? M. Gui... Guichard, notaire de la famille.

JENNV.

Sans doute, je vous reconnais. Ah ! mon Dieu ! vous êtesvous fait mal tout à l'heure en sautant parla fenêtre ?

GUICHARD

Moi, j'ai sau... sauté !...

(Laguérite prend Guichard au collet et veut l'emmener.)

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