‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 51 sur 154 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les mêmes ; URSULE.

URSULE

Eh bien, que faites-vous là ? Octave, Céline ! n'entendezvous pas qu'on vous appelle de tous les côtés ? ma tante vous demande tous les deux.

OCTAVE

Est-ce pour nous gronder?

URSULE

Je n'en sais rien. 11 est arrive, il y a une heure, un courrier de Paris, et sur-le-champ ma tante a fait expédier je ne sais combien de lettres pour tous les environs du château ; c'est peut-être du monde qui nous arrive. Je m'en vais bien vite, pour ne pas être obligée de le recevoir; ne dites pas que vous m'avez rencontrée.

CÉLINE

Oui, ma cousine.

URSULE

Et n'oubUe pas ce que je fai recommandé.

CÉLINE

Oh ! soyez tranquille, cela va déjà mieux. (Fausse sortie.

Elle revient sur ses pas, glisse la lettre sous lo vase, et au moment où Ursule tourne la tête, elle dit tout haut à Octare :) Mais venez doHC,

monsieur; je suis sûre quil craint d'être grondé... ti ! un homme 1 moi, qui ne suis qu'une petite lillc, je n'ai pas peur. Adieu, ma cousine.

(ils sortent tous les deux en courant.)

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