‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 95 sur 154 · II. — Mil · texte numérisé non relu

II. — Mil

CÉLICOUR.

Oli! c'est moi... on ne m'a pas \o\é en route.

M. DE PLINVILLE.

Eh! mais, quand j'y pense, je ne suis plus étonné de votre arrivée : j'ai reçu, il y a quatre ou cinq jours, une lettre de votre père, qui vous annonçait pour la fin de la semaine , et nous sommes aujourd'hui samedi.

CÉLICOUR.

Comment!... il vous a dit que j'arriverais samedi?

M. DE PLINVILLE.

Ah ! mon Dieu, oui, cl même je me rappelle en même temps qu'il me recommandait quelque chose que j'ai tout à fait oublié... (Cherchant.) OÙ ai-jc donc mis cette lettre?

CÉLICOUR.

Ce n'est pas la peine, cher oncle, cela se retrouvera.

-M. DE PLINVILLE.

Non, je l'ai là parmi ces papiers.

JULIENNE, pendant que Plinville cherche, s'approche de Célicour, et dit à voix basse.

Comment ! monsieur, c'est vous ?

CÉLICOUR, de même.

Tu le vois: une nouvelle édition, revue, corrigée (Montrant sa bosse.) et considérablement augmentée.

JLLlliNNE, de même.

Mais qui a pu vous dire?...

CÉLICOUR, de même.

Parbleu! l'habit du futur que tu m'as fait prendre... l'épaule droite matelassée, et la gauche offrant un vide qu'il a fallu remplir... cela sautait aux yeux, et il aurait fiillu être aveugle pour ne pas deviner que M. Piciianl était... (iioui à M. de Plinville.) Eh bien, chcr onclc, avoz-vous trouvôî

l'amant bossu 20T

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