II. — Mil
CÉLICOUR.
Oli! c'est moi... on ne m'a pas \o\é en route.
M. DE PLINVILLE.
Eh! mais, quand j'y pense, je ne suis plus étonné de votre arrivée : j'ai reçu, il y a quatre ou cinq jours, une lettre de votre père, qui vous annonçait pour la fin de la semaine , et nous sommes aujourd'hui samedi.
CÉLICOUR.
Comment!... il vous a dit que j'arriverais samedi?
M. DE PLINVILLE.
Ah ! mon Dieu, oui, cl même je me rappelle en même temps qu'il me recommandait quelque chose que j'ai tout à fait oublié... (Cherchant.) OÙ ai-jc donc mis cette lettre?
CÉLICOUR.
Ce n'est pas la peine, cher oncle, cela se retrouvera.
-M. DE PLINVILLE.
Non, je l'ai là parmi ces papiers.
JULIENNE, pendant que Plinville cherche, s'approche de Célicour, et dit à voix basse.
Comment ! monsieur, c'est vous ?
CÉLICOUR, de même.
Tu le vois: une nouvelle édition, revue, corrigée (Montrant sa bosse.) et considérablement augmentée.
JLLlliNNE, de même.
Mais qui a pu vous dire?...
CÉLICOUR, de même.
Parbleu! l'habit du futur que tu m'as fait prendre... l'épaule droite matelassée, et la gauche offrant un vide qu'il a fallu remplir... cela sautait aux yeux, et il aurait fiillu être aveugle pour ne pas deviner que M. Piciianl était... (iioui à M. de Plinville.) Eh bien, chcr onclc, avoz-vous trouvôî
l'amant bossu 20T