‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 148 sur 183 · DE LAÏC UR · texte numérisé non relu

DE LAÏC UR

C'est de la prose poétique... ça ne rime à rien... Mais poursuivons... « ... Enfin comme j'ai vu que nous n'en ferions « jamais rien dans ce pays-ci, cl qu'il ne rêve que régions « étrangères... je vais vous l'envoyer avec un ehai'gement « de coton... je suis persuadé (ju'en le prenant bien, vous ' en ferez ce que vous voudrez, cl peut-être un jour une

union entre nos deux enfants pourra resserrer encore... » (le sont des détails de famille que je te passe sous silence... « Je finis ma lettre en vous annonçant qu'en ce moment les « huiles sont en baisse... il n'en est pas de mémo de mes « sentiments pour vous... » Ah! Pnsf-scriptiim : « Je dois « vous prévenir d'une chose essentielle ! ne l'appelez pas « Bernard, quoiiiue ce soit son nom et qu'il lui appartienne i pourtant bien... Dieu et sa mère le savent! Il veut abso- ■' lunient se nommer Chactas; j'ignore i)Our quelles rai- •< sons... mais j'y ai consenti d'autant plus facilement qu'à « la maison, ça le distinguo des autres Bernard, ses frères « aines... » Eh bien! que dis-tu de tout cela?

vmGiM.'=:.

Je dis que ce commis ne vous conviendra pas du tout ! et que je ne sais pas pour(iuoi vous consentez...

DELATOUR

Oh ! je m'en vais te le dire.

AIR : n me faudra quitter rcmpire. (Les Filles à marier.)

A Bernard je dois l'opulence

Et le bonheur dont je jouis; Et, bien qu'ici nous ayons de !a Franco Pris les façons, la mode et les habits,

298 COMIÎUIES — VAUDKVILT.RS

M;ilgi'é celle l'cgle coiniimne, Nous n'avons pas encoi", simples colons,

l"'ris lusaçc, en faisant fortune, b'iiiililier l'cux à fini nous la devons.

Page 1