SCÈNE VI
' iKtjllMli, PAUL parnissaiit sur In montage.
l».\UL.
ilH : Oui. noir: mais pas si diulilc H.'Amllie à Vdpreiire.)
Bonjour, ma Virginie!
VIIVGIME.
Je reconnais sa voix.
PAUL
C'est loi, ma Icndn; ntiiie.
C'est loi que je revois.
PAUL et VIUGLNIE.
C'est toi, c'est toi que je revois.
VIRGINIE
Ilélas ! déjà mon cœur Maudissait la lenteur; Je n'ai plus de colère, Dans mes bras je te serre, Et le bonlieur, mon frère.
Sur tes pas disparu, Enfin [Jiis.) le voilà [Bis) revenu.
Comme tu as ciiaud I
CHAGTAS KT ATALA 805
PAUL
C'est que j'ai été bien loin, et si loin que j'ai rencontré nos amis les sauvages.
VIRGINIE
Qu'est-ce qu'ils l'ont dit ?
PAUL
Ils m'ont demandé du rhum, je leur en ai donné, cl le, traité d'alliance a été conclu.
.1//; ; ,Ic lie suis plus do (\'5 vainqueurs. (Amour e! ih/nlirc :
Ainsi, je me suis dégagé, Et je reviens vers mon an'.ic ; Que n'auraient-ils pas exiL'é .S'ils avaient tenu Virginie?
On aurait, à juste raison, Rassemblé tout l'or de la terre.
Que jamais encor la rançon N'aurait valu la prisonnière.
Eh bien ! suis-jc maintenant de la maison !
VIRGINIE
Tu ne sais pas ; il est arrivé à mon père un nouveau commis, un ami à lui.
PAUL
Et moi donc, qui suis- je ?
VIRGINIE
Toi, Paul, tu es le mien, et s'il n'avait tenu ([u'àmoi...
PAUÎ..
Joliment î tu ne tiens jamais tes promesses, hier encore...
VIRGINIE
Paul, nous étions convenus que tu ne me parlerais plus de cela.
Alli liro lie Paul el Yirghiif. iKliUL r/!:i!.!
Je ne veiiK l'ien avoir à toi ;
306 COMÉDIKS — VAUDEVII-LKS
Nous voilà quittes de la sorte.
(Elle lui envoie un baiser avec la main.)
PAUL
Ce baiscr-là n'est pas pour moi, Puisque c'est le vent qui r(Mnpoplc.
(il court après elle et lui dérobe un baiser.) Pour celui-là, je le liens bien ; Le vent, je crois, n'en aura rien.
{Premier tableau de P.iui. et Virgimb.' VIRCINin.
C'est mon père !...