‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 161 sur 183 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes; PAUL et ^1RGINIE paraissant sur la niODlayn;', so tenant par la main, et cachés sous la jupe ds Vir^-inie. — I)C!ixiCi>tf tableau de P.vi:l et Viiigime.

l'AUL et VlRGlMii.

Ain : l!loiidinel!p, ■)o\\c[lc. {Mine, reine de Cvlcaïuie.)

Nous pouvons braver l'orage, Grâce à cet abri nouveau; Quand on est deux en voyage.

Le temps parai'l toujours beau.

VIRGINIE

Mais regarde donc, Paul ! ce sont eux.

PAUL, appelant.

Domingo, Domingo!... par ici.

VIRGINIE, à Chactas et à Uosalo.

Vous nous avez donné assez d'inquiétude! mon père... Jonathan... Domingo... tout le monde est à votre reclierclie. (Montrant Rosaïa.) Rosala, mademoiselle Rosala. .. Gst-cc qu'cUc se trouverait mal?...

ClIACTAS.

L'appétit!...

PAUL

Et vous restez là les bras croisés... pardieu! vous êtes bien de votre pays.

VIRGINIE

Kt il faut que vous n'ayez guère d'invention.

PAUL

Attendez... attendez...

(il monte sur l'arbre, caeiU) des fruit-;, et Virginie revient avec li ^ l'oaii ilcins SCS mains. — Troisirme tableau de l'.vuL f.t VinniNir.) Cn.\CTAS.

Le fait est que ce n'est pas par l'invention que nous Jirillons... c'est par le sentiment.

LE PÈUE ODRY.

Et l'intérêt.

PAUL, lui jetant des fruits.

Tenez!

CHACT.VS, les recevant et les mangeant.

Qu'il est fort, l'appétit du maîlicur !

VIRGINIE, jetant quelques gouttes d'eau sur la tic'ure de Rosalu.

Mademoiselle Rosala !

Oià suis-jc?

822 C OMKDIKS Y AUDRVII.T. KS

CHACTAS

Klle revient, coltc hiclie altérée !

LE l'iCRE ODRY.

(Jes cnfunts ont plus d'esprit que nous, 6 mon lils!

CIlAt:TAS.

(!elle jeiine tille est jolie comme la colombe du bocage.

PAUL

Je le crois bien.

AIR : Boulon de rose.

De ^'iI■ginic L'âme est pure comme un beau ciel, De tous vos grands mots la mogie Est loin de l'heureux naturel

De ^'irp;i^ie.

VIUGÎME.

A \*ir!i;inie Vous avez bien fait quelque vol, Mais vos amours, je le parie, Ne vaudront jamais ceux de Paul

Et Virginie.

l'arto-iis... allons rassurer M. Délateur.

Je n'aurai jamais la force de marcber.

LE PÈRE ODRY

Voilà, grâce au ciel, un nouvel accroc.

PAUL

Sont-ils drôles 1 un rien les embarrasse... Est-ce que vous (■■les niancliot ?

LE PÈRE ODRY

0 mon tils, je suis l'iiomme de la parole, je parierai tant • li'on voudra, mais pour le reste... atome indéfini, molécule imparfaite, je me laisse aller dans le moule de l'immensité sans cberclier ni qui m'y fil, ni qui m'y mit.

CIIAGTAS ET ATALA, 32r"J

PAUL

Alli liiù (le l'ciu! et Viryiiiie. (KuELTZiin.)

Dans peu je revien.

Ne craignez rien.

(Paul et Domingo s'éloi^ncnl. ) VIRGINIE.

Tous deux vont se niellre à l'ouvrage.

LE PÈRE ODRY

Qu'on est heureux (Bis^ D'avoir de l'adresse comme eux!

(Paul et Domingo reviennent avec un braiicai.l en feuillages.}

VIRGINIE, à Rosol.i.

Prenez courage, Placez-vous (Bis.) sur ce fcaillago.

Mon père au logis nous attend, Il faut, mes amis, à l'instant Nous remettre tous en voyage.

(On fait monter Rosala sur te brancard ; Paul et Domingo le portent. Virginie donne la main à Koial:i, CLnctas et le pt'tro Odry se groupent de maniùre à former tableau. — Qiintr/ciiic tnlilcau (/d l'An, et VlUGlXlE.)

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