BOISSY, AUGUSTE
Boissy.
Quelle hiiineuf agréable, mon cher Auguste !
AUGUSTE
Je suis au désespoir.
BOISSY
A l'autre, maintenant... Tout le monde s'en mélo : un amoureux, un dîner, l'enfer et ma gouvernante, voilà de quoi m'achever !
AUGUSTE
Eli ! mais, j'entends des voilures dans l'avenue.
BOISSV.
Ce sont eux! Xe perdons pas la tête... Auguste, mon cher ami, il faut nous tirer de là.
AUGUSTE
Oui, mon \h'vc, je cours dire de ne point dételer.
BOISSV, l'arrêtant.
Garde-l'en bien !
AUGUSTE
Comment! vous les recevrez?
BOISSY
Avec im peu de présence d'esprit, on ne s'apercevra de rien.
AUGUSTE
Vous croyez qu ils perdront de vue le diner?
BOISSY
Mon Dieu, no l'inquiète point, je vais faire courir dans tout leviltage, nous trouverons peut-être quelques marchands qui ne méconnaissent point... Je mettrai s'il le faut mon répertoire en gage! Pourvu que je puisse composer un pelit repas de campagne, je suis sauvé! Et puis mon cuisinier aura été malade, mes fournisseurs m'auront manqué de parole... Seulement une demi-douzaine d'accidents, et je sors d'embarras.
AUGUSTE
Mais mon mariage !
BOISSY
Sois tranquille, mon enfant, j'en ai raccommodé de plus désespérés.
AUGUSTE
Oui, dans vos comédies.
BOISSY
Tout ira bien, te dis-je; je vais donner mes ordres. Reçois la compagnie; de l'aisance, de la gaîlé, un air prévenant et gracieux, comme cela: Eh bien! messieurs, arrivez donc! mon père vous attend... Les voilà, je me sauve.
(il sort.)