‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 171 sur 183 · BOISSY, AUGUSTE · texte numérisé non relu

BOISSY, AUGUSTE

Boissy.

Quelle hiiineuf agréable, mon cher Auguste !

AUGUSTE

Je suis au désespoir.

BOISSY

A l'autre, maintenant... Tout le monde s'en mélo : un amoureux, un dîner, l'enfer et ma gouvernante, voilà de quoi m'achever !

AUGUSTE

Eli ! mais, j'entends des voilures dans l'avenue.

BOISSV.

Ce sont eux! Xe perdons pas la tête... Auguste, mon cher ami, il faut nous tirer de là.

AUGUSTE

Oui, mon \h'vc, je cours dire de ne point dételer.

BOISSV, l'arrêtant.

Garde-l'en bien !

AUGUSTE

Comment! vous les recevrez?

BOISSY

Avec im peu de présence d'esprit, on ne s'apercevra de rien.

AUGUSTE

Vous croyez qu ils perdront de vue le diner?

BOISSY

Mon Dieu, no l'inquiète point, je vais faire courir dans tout leviltage, nous trouverons peut-être quelques marchands qui ne méconnaissent point... Je mettrai s'il le faut mon répertoire en gage! Pourvu que je puisse composer un pelit repas de campagne, je suis sauvé! Et puis mon cuisinier aura été malade, mes fournisseurs m'auront manqué de parole... Seulement une demi-douzaine d'accidents, et je sors d'embarras.

AUGUSTE

Mais mon mariage !

BOISSY

Sois tranquille, mon enfant, j'en ai raccommodé de plus désespérés.

AUGUSTE

Oui, dans vos comédies.

BOISSY

Tout ira bien, te dis-je; je vais donner mes ordres. Reçois la compagnie; de l'aisance, de la gaîlé, un air prévenant et gracieux, comme cela: Eh bien! messieurs, arrivez donc! mon père vous attend... Les voilà, je me sauve.

(il sort.)

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