SCENE VIII
LIi MARÉCHAL DE SAXE, FAVART, YAUCANSON, AUGUSTE, PLUSIEURS Hommes de lettres.
(Le iiiaiûchal est vêtu Irès-siniplciuont ; Vaucanson et Laruetle sont If^s seuU <iui pcuvc;it être mis un peu en caricature.)
TOUS
Mit : \yA sOmulo c^l loriiiiiiLC. ij'iuie et Zephyre )
Vive le champêtre asile Ou règne la liberté; Ce n'est que loin de la ville Qu'on retrouve la gaîlé.
VAUCANSON
De plai-^ir mon cœur s'enflamme Quand je suis hors de Paris, Car j'y laisse avec ma femme Mes dettes et mes ennuis.
TOUS
Vive le chamijêtre asile, etc.
FAVART
Eh ' voilà le cher Auguste; touche là, mon ami; je suis de parole et j'amène à ton père toute ma société : le bonLaruelte, Fuselier, Vaucanson, notre célèbre mécanicien, (Montrant ic maréchal de Saxo.) M. Mauricc, un (Ics braves du maréchal de Saxe.
AUGUSTE
Les amis de Favarl sont sûrs d'être bien accueillis chez Boissy.
FAVART
A la campagne, on agit sans façons ; nous venons nous établir ici pour toute la journée. Mais qu'as-tu donc ? Je te trouve un peu triste.
LES DEHORS TROMPEUnS SU
LE MAHECHAL.
A l'âge de mansieur... cela se demande-l-il ? on n'est triste que d'amour.
lAVAUT.
Par])leulje roubliais, moi qui suis son confident. Eh Ijicn ! ta petite Jenny ? Le père se rend-t-il? Épousons-nous bientôt?
AUGUSTE
Oli ! ne m'en parlez pas.
VAUCAXSON.
Cela va mal, peut-être?
AUGUSTE
Oh ! très-mal, en effet, (a ravnrt.) Je vous conterai tout. Je vais cliercher mon père... Si vous voulez l'attendre ici...
LE MARÉCHAL
Sans doute, ce jardin est cliarmant.
FAVART
Et puis le grand air nous donnera de l'appétit.
VAUCANSON
Ma foi, je n'en ai pas besoin, je n'ai pas déjeuné.
AUGUSTE, à part.
Les pauvres gens! venir tout exprès de Paris, et pour mourir de faim !
VAUCANSON
Surtout, n'oublie pas le Champagne.
AUGUSTE, à port.
Si celui-làlcur porte à la tète!...
(n son.)
3i8 COMKDIKS — VAUDEVU,LKS