SCÈNE IX
Les mêmes, excepté Auginto.
KAVART, nu maréchal.
Eh bien! monseigneur, ôtes-vous satisfait?
LK MARÉCHAL
Encore monseigneur !... Corl)leu! Favart, nous nous tacherons: S3nge à nos conditions.
FAVART
C'est entendu, vous n'tHes point le maréchal de Saxe, mais monsieur Maurice, simple officier de l'armée, et notre ami commun.
LE MARÉCHAL
A la lionne Iieure!
Mli : ImIIo à qui l'on dit un secret, (in Daiisotimnic.)
A la ville, ainsi qu'à la cour. Mon rang me fatigue et m'einiuic ; Il faut fuir l'ùclat, Ii^ grand jour, Pour savoir jouir de la vie ; A l'onibro du mystère aussi, L'amoui, l'ainilio doivent naître.
FAVART
Ce n'est que devant l'enneini
Que monseigneur aime à paraître.
VAUCANSON
Mais êles-vous certain queBoissyne vous connaissppointV
LE SIARÉCHAL.
Je ne l'ai jamais rencontré, c'est peut-être le seul homme de lettres qui n'ait point recherché mes suffrages. (En riant.) .J'en suis prestiue piqué, et je vois bien (}u'il faut que je fasse les avances.
VAUCANSON
En venant lui demander à dîner.
LE MARÉCHAL
C'est la bonne manière d'éclaircir quelques doutes que j'ai sur sa situation.
FAVART
Que voulez-vous dire?
LE MARÉCHAL
On prétend qu'il est peu favorisé de la fortune.
VAUCANSON
C'est une calomnie! Vous allez en juger par le repas qu'il nous prépare ; tout est chez lui d'une recherche !
AIR du vaudeville de La Rohe et les Boites.
On le croirait dans les finances, Tant ses dîners sont brillants et choisis; Jamais Boissy n'a compté ses dépenses,
Pas plus que vous vos ennemis; II éblouit tous ceux qui le connaissent.
Oui, vous-même en seriez jaloux, Et les écus devant lui disparaissent,
Comme les Anglais devant vous.
LE MARÉCHAL
Il est pourtant certain qu'il n'a reçu aucune grâce de la cour; et quelle que soit la fortune d'un homme de lettres...
FAVART
A merveille ! voilà déjà Boissy au nombre de vos protégés. Mais le voici.