‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 175 sur 183 · SCÈNE XL Les mêmes ; AUGUSTE · texte numérisé non relu

SCÈNE XL Les mêmes ; AUGUSTE

FAVART, à Auguste.

Eh bien ! lu viens nous annoncer sans doute qu'on va servir?

AUGUSTE

Pas encore.

BOISSY

C'est inimaginable.

LES DEHORS TROMPRUnS

AUGUSTE

Le cuisinier est un peu embarrassé, il <lil ([u'il lui iTian(|uc quelque chose d'essentiel.

BOISSY, feignant d'être en oolire.

C'est tous les jours la même histoire.

FAVART

Allons, ne te iVicIie pas ; nous pouvons bien attendre.

AUGUSTE, à voix basse.

Le traiteur du village veut bien fournir un repas complet, mais il veut être paye; sur-le-champ.

BOISSY, de même.

Ah ! grand Dieu ! (iiaut.) Vous m'excuserez, messieurs, vous savez qu'un maître de maison...

LE MAUKCHAL.

A votre aise, monsieur Boissy.

BOISSY, bas, à Auguste.

Cours vite chez l'intendant du château voisin ; je lui ai rendu quelques services, il ne refusera pas de me prêter la somme nécessaire...

AUGUSTE, de inèm<».

Et nos convives ?

BOISSY, de même.

Je vais les promener. Voilà un repas qui m'aura donné plus de mal qu'un ouvrage en cinq actes, (iiaui.) Eh bien ! messieurs, faisons-nous un tour de promenade pendant i[u'on met le couvert?... Je vous montrerai mes jardins.

lAVART.

Est-ce que tu as acheté la maison?

BOISSY

J'en ai eu envie un moment... Mais le propriétaire ne me ronvicnt pas... Ce M. Leroc est un Arabe.

35 i GOMÉUIES — VAUDE VILI. KS

Lli MARECHAL, élonno.

Hein! comment dites-vous? Lcroc... Cette maison est celle de IM. Lcroc? (a part.) V'oilà qui est singulier.

BOISSV.

J'ai idée que je la quitterai bientôt, je la Irouve lrO|) petite.

VAUCANSON

Et pms, on y dine trop tard.

TAVART.

Heureusement que nous^ne perdrons pas pour attendre.

AIR : Je suis un cluissciir plein d'adrcsso. Ulciuniri d' \sL\

De Boissy la table embaumée M'offre les trésors de Cornus.

VAUCANSON

Je crois en sentir la fumée.

BOISSV, à part.

Oui, la fumée, cl rien de plus.

lAVART.

Amis, sous cet ombrage aimable Jusqu'à demain restons à table.

VAUCANSON

Donne chère el refrain joyeux.

Ce sera le bancfuet des dieux.

(L'orchestre joue le refrain : Ya-l'cn voir s'ils viennent- — Ils sort.>nt tous, excepté Vancanson et le maréchal.)

VAUCANSON

Vous ne venez pas... monseigneur?

LE MARÉCHAL

.Je suis à vous.

(Vaucanson sort.)

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