‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 41 sur 183 · POLICHINELLE · texte numérisé non relu

POLICHINELLE

Que Pantin serait content S'il avait l'art de vous plaire l

Que Pantin serait content S'il avait votre agrément 1

PONT-NEUF

C'est charmant, mais il me semble qu'on n'entend pas beaucoup les paroles.

CHÉRUBIN

Ah ! on en est bien dédommagé.

PONT-NEUF

Oui, à la vue.

CHÉRUBIN

Oh ! mon Dieu I non, chez nous l'on n'y voit goutte; c'est ce qui en fait le charme.

PONT-NEUF

C'est peut-être cela qui vous attire du monde?

CHÉRUBIN

Voyons, seigneur Polichinelle, que chantez-vous à ces petits prétendants au grand fauteuil académique?

POLICHINELLE, chantant.

Tu n'auras pas, p'tit polisson, etc.

CHÉRUBIN

Que dites-vous à tous ces gens à projet, à tous ces entrepreneurs de montagnes ?

POLICHINELLE, chantant.

Du haut en bas On monte et puis on dégringole.

CHÉRUBIN

Et à tous ces gens qui se croient offensés, quand on met un travers nouveau sur la scène?

POLICHINELLE, chantant.

La comédie est un miroir Qui réfléchit le ridicule, etc.

CHERUBIN.

Allons, seigneur Polichinelle, ne perdons pas plus de temps, et entrons sur-le-cliamp.

PONT-NEUF

Comment, vous osez passer cette barrière?

CHÉRUBIN

Et pourquoi pas ?

POLICHINELLE, entre en chantant.

Les canards l'ont bien passée, Lire, lire, lire, lonfa.

(chérubin le suit.)

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