‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 42 sur 183 · M. PONT-NEUF, LE VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

M. PONT-NEUF, LE VAUDEVILLE

'AIR: V'oili mon cousin ]'\\\urc. {Le Jour de Saint-Crépin)

Me voici de retour,

Quel beau jour Pour mon âme ravie !

Je revois mon pays,

Mes amis,

Je revois mon nouvel

Et bel hôtel;

Puissé-je revoir

Le public chaque soir

Applaudir à ma folie!

(Regardant Pont-Neut.) Eh ! c'est monsjeur Pont-Nouf, le plus ancien de nos habitués, la première place du premier banc de l'orchestre, du côté du foyer.

PONT-NEUF

Précisément, à moins qu'elle ne soit prise quand j'arrive.

Et je dcsire qu'elle le soit souvent.

PONT-NEUF

Mais, qu'avcz-vous fait de votre bande joyeuse?

Je les ai laissés à la dernière auberge, occupés à prend: des forces pour acliever le voyage.

.1//; ; Je pars, {i'nc nitit de la Garde Nationale.)

D'abord, Devant un rouge bord J'ai laissé mons Sabord Et, SOS Gardes-Marine;

E il mon, Par un tondre sermon, Enjeôle, en vrai Démon, Germaine qu'il lutine.

Hier, J'ai laissé Boclio-iter Jouant le rôle et l'air D'un modeste aubergiste ;

Et Latleifjnant A son monde enseignant, A coups de Frontignan, A n'être jamais triste.

Là, Fanclion, Au son do sa vielle.

Fait sauter un vieux bouchon ; Là, Pigeon Craint qu'on ne l'nppello I''oar le mettre en faction.

Honorine Se mutine Et ne dîne Qu'en boudant; Pierrot happe Sur la nappe,

Rien n'échappo A sa dent.

l'iron , Chantant un air luron, Fait sautiller en rond, Dix commères énormes,

Tandis Que de toutes les dix Dorât, tendre Amadis, Chante les douces formes

Gaspard, Attendant lo départ, Se fait régaler par Un courrier de Valogne,

Qui se piquait De gagner au piquet Le plus fin joueur qu'ait Vu naître la Gascogne.

Rouf/ignac, Feignant toujours d'Clrc Descendant de Pouceaugnac, Parle, et, crac!.

Nous voyons renaître De Melun le doux micmac.

Ory guette, En cachette, La fillette Qui le sert, Et l'hôtesse, Peu tigrcssc, Lorgne et blesse Philibert.

Wasner, Fredonnant un vieil air Avec madame Wasner, Recommence Sa danse.

Enfin, N'ayant plus soif ni faim, Sans-GCne à son voisin Fait payer son festin.

(On entend du bruit.)

Tenez, déjà seraient-ce eux que j'entends?... Eh! non!... Eh ! mon Dieu, qu'est-ce qui nous arrive là, et que nous annonce cette effrayante ritournelle?

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