‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 51 sur 183 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

MARCELLIN, seul ; il tient deux arrosoirs.

Arrosons maintenant. Queu tranquillité ! on voit bien que inam'selle Elvina n'est pas encore descendue au jardin, ou p't-êlre ben qu'elle est déjà sortie : car, dès que le jour paraît, brrrrr... ça court sans savoir oij ; toujours dans les champs, dans les bois, à la cliasse : queu lutin ! je ne peux pas me persuader qu' ça soit une femme, je gagerais qu' son père, monsieur le baron, n'en est pas [sûr lui-même ; aussi son mari (si jamais elle en trouve un) n'a qu'à bien se tenir !

AIR : Un homme pour faire un tableau, {Les Hasards de la guerre.)

Quand un débat s'élèvera Entre eux, après le mariage.

Notre maîtresse se croira A lu guerre dans son ménage ; Et comme une femme toujours A son mari cherche querelle, II sera forcé tous les jours De tirer l'épée avec elle.

Cil va pour arroser ses pots de fleurs.)

Ah I mon Dieu ! c'cst-y possible ! queu ravage ! mes pauvres giroflées, mes tulipes ! Tatigoi!... faut qu'elle ait déjà passé par là.

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