‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 63 sur 183 · LES SOLDATS · texte numérisé non relu

LES SOLDATS

Par escalade, s'introduire Dans le château dont il est commandant !

LE GOUVERNEUR et LE BARON.

Fort bien, grâce à cette folie, Elle sera bientôt guérie.

MARCELLIN

Mais quelle est donc celte folie ?

Ceci passe la raillerie.

FRANCK et LE BARON.

Rassure-loi, fille chérie; Tu ne partiras pas sans moi.

ALFRED

Comptez sur moi.

MARCELLIN

Partez sans moi.

LE GOUVERNEUR

Qu'on la sépare à l'instant de son père.

ELVIN.V.

Nous séparer ! non, ne l'espérez pas !

LE GOUVERNEUR, à part.

Ah ! malgré moi, je ris de sa colère. (Haut.) Qu'on obéisse; allons, soldats!

LE BARON, à Elrina.

Crois-moi, ne lui résiste pas.

ELVINA, vivement.

Mon père n'est pas mon complice ; Non, c'est une injustice.

LE GOUVERNEUR

Vous voulez mo tromper, madame.

Qui? moi ! je croirais qu'une femme Ait osé tenter un assaut?

Votre père est ici seul auteur du complot.

Non, monsieur, c'est une injustice.

Lui, mon complice !

LE GOUVERNEUR

Qu'on obéisse; allons, soldats!

LE BARON, â Elvina.

Crois-moi, ne lui résistons pas.

I LE GOUVERNEUR, et LE BARON.

Fort bien, grâce à cette folie, etc.

(On entraîne Elvina et le baron.)

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