SCÈNE V
Les mêmes; LÉON.
M""^ de LUCEVAL.
Ah! moii cher Léon... vous arrivez bien à point... ^\ Nur-
cisse.) C'est un des amis de la maison... que je vous présente... un jeune militaire qui cultive les beaux-arts... et qui aurait déjà exposé au salon... s'il avait trouvé des sujets dignes de ses pinceaux... et je suis sûre que vous allez le rendre bien heureux... (a Léon.) C'est M. Narcisse de Boissec... qui voudrait avoir un duplicata de ses traits; et comme je connais votre complaisance, votre obligeance...
LÉOX, bas à M™^ de Luceval.
Comment ! vous voulez que je m'amuse à faire le portrait de cet original?... 0 mon Dieu! faut-il...
M'"'' T)K LVCEVAL, de même.
Que vous ayez besoin de moi, n'est-ce pas?... (uaut.) Tenez... voilà vos pinceaux... Mettez-vous ici... et monsieur là... sur cette chaise.
^Mettant Narcisse près du rabinet.) NARCISSE.
Comment! il consent...
M"''^ DE LUCEVAL
Et de la meilleure grâce du monde...
NARCISSE
Suis-je bien placé ainsi?...
M"''' DE LUCEVAL
A merveille... mais no tournez pas la tète... car vous gâteriez tout...
NARCISSE
Oh! n'ayez pas peur.
LKO.N, ;"i yPii-U n -M'"'' Jp Luceval.
Quelle plate physionomie !... c'est bien la peine... de refaire une seconde fois une pareille figure... c'est déjà trop d'une...
M""' DE LUCEVAL, de même.
Allons, je suis contente de vous, et pour vous le prouver, je vais faire quelques changements à votre modèle.