SCENE XVI
Les MÊMES ; VICTOR, PICARD.
VICTOR, à Picard.
!Ma foi, mon cher Picard, je t'ai rencontré bien à propos ; lu es sûr que ma cousine est là? conduis-moi vite...
LE TÉMOIN 15â
SAINT-FIRMIN et ERNEST, repoussont Courtois.
Tous VOS discours sont inutiles.
COURTOIS
Mais, imprudents que vous êtes, vous n'avez seulement pas de second t(5moin.
VICTOR, prêt à entrer dans l'auberge.
Hein ! que vois-je ? deux jeunes gens l'épée à la main, et mon homme... Ah çà ! il est donc fourré dans toutes les querelles? (s'avançant.) Pardon, messieurs.
(picard entre dans l'auberge à droite.) COURTOIS, voyant Victor.
Ouf! à l'autre maintenant; c'est le diable qui le ramène.
VICTOR, à Suint-Firrain et à Ernest.
Il vous manque un témoin, messieurs, et je n'ai jamais laissé deux braves dans l'embarras.
COURTOIS
Ah ! l'enragé ! quand je sue sang et eau pour le tirer d'affaire.
SAINT-FIRMIN, à Victor.
Mille grâces, monsieur; mais je m'en rapporte à la bonne foi de M. Victor.
(Montrant Ernest.) ERNEST, à Saint-FIrmin.
M. Victor ! mais c'est vous.
SAINT-FIRMIN
Non, parbleu ! c'est vous-même.
VICTOR
Victor ! un moment, messieurs ; c'est moi î
SAINT-FIRMIN
Vous?
COURTOIS, à part.
Aïe, aïe, gare les explications!
VICTOR
Qui donc a pu causer celte étrange méprise ?
S.VINT-FIRMIX, montrant Courtois.
C'est monsieur.
ERNEST
C'est lui.
VICTOR, furieux, prenant une épée, à Courtois.
Il m'en rendra raison.
ERXEST, VICTOR et S.UXT-FIRMI.V.
En garde ! (Bis.) Craignez notre juste courroux.
En garde ! [Bis-) Défendez-vous.
COURTOIS
Qui? moi, me battre! je n'ai garde; Pour qu'avec vous je me hasarde, Il me faut un témoin aussi.
(a part.) Et je suis bien loin, Dieu merci !
De m'en servir ici.
ERNEST, VICTOR et SAINT-FIRMIN.
En garde ! etc.
(Les trois épées sont dirigées contre Courtois, qui se relire très-ef frayé.)
COURTOIS, troublé.
Messieurs, n'y aurait-il pas moyen d'arranger...