‹ OEuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 103 sur 223 · AMÉLIE, ADÈLE · texte numérisé non relu

AMÉLIE, ADÈLE

AMiitii:.

Ce pauvre Rodolphe, un charmant civaher. Es-tu i'oUc de rompre avec Uii?

ADÈLE

J'ai mes raisons.

AMIÎLIK.

Je ne cherche pas à les pénétrer ; mais je les devine peut-être.

ADÈLE

Depuis quelque temps il s'était arrogé des airs de domination exclusive, il devenait mari, et cela pouvait finir par me compromettre, dans ce moment surtout où il me faut redoubler de prudence et do précaution.

AMÉLIE

Et pourquoi cela ?

ADÈLE

Cet ami de mon mari... a Valdéja, est arrivé iiicr.

AMÉLIE

Valdéja ? l'ennemi mortel de Sophie Marini !

ADÈLE

Lui-même.

AMÉLIE

Elle m'en a dit tant de mal, que j'aurais bien envie de le voir ! Comment est-il ?

Effravant !

AMELIE.

Marini le disait joli garçon.

ADÈLE

Elle peut avoir raison, il est fort bien ; mais c'est égal, il est effrayant. Il y a en lui quelque chose... Sais-tu ce que Sophie Marini a contre lui ?

AMÉLIE

Elle ne me l'a jamais confié. Mais on prétend qu'autrefois elle l'a aimé. Puis il a découvert qu'il avait des rivaux, et il s'en est vengé d'une manière indigne.

ADÈLE

Comment cela ?

AMÉLIE

En la faisant trouver à un dîner où il avait invité tous ceux qu'elle avait préférés. On ne dit pas combien il y avait de couverts.

ADÈLE

Voilà qui est affreux ! Dieu ! c'est Créponnc ! qui peut l'amener?

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