AMÉLIE, ADÈLE
AMiitii:.
Ce pauvre Rodolphe, un charmant civaher. Es-tu i'oUc de rompre avec Uii?
ADÈLE
J'ai mes raisons.
AMIÎLIK.
Je ne cherche pas à les pénétrer ; mais je les devine peut-être.
ADÈLE
Depuis quelque temps il s'était arrogé des airs de domination exclusive, il devenait mari, et cela pouvait finir par me compromettre, dans ce moment surtout où il me faut redoubler de prudence et do précaution.
AMÉLIE
Et pourquoi cela ?
ADÈLE
Cet ami de mon mari... a Valdéja, est arrivé iiicr.
AMÉLIE
Valdéja ? l'ennemi mortel de Sophie Marini !
ADÈLE
Lui-même.
AMÉLIE
Elle m'en a dit tant de mal, que j'aurais bien envie de le voir ! Comment est-il ?
Effravant !
AMELIE.
Marini le disait joli garçon.
ADÈLE
Elle peut avoir raison, il est fort bien ; mais c'est égal, il est effrayant. Il y a en lui quelque chose... Sais-tu ce que Sophie Marini a contre lui ?
AMÉLIE
Elle ne me l'a jamais confié. Mais on prétend qu'autrefois elle l'a aimé. Puis il a découvert qu'il avait des rivaux, et il s'en est vengé d'une manière indigne.
ADÈLE
Comment cela ?
AMÉLIE
En la faisant trouver à un dîner où il avait invité tous ceux qu'elle avait préférés. On ne dit pas combien il y avait de couverts.
ADÈLE
Voilà qui est affreux ! Dieu ! c'est Créponnc ! qui peut l'amener?