SCÈNE II
VALDÉJA, MOURAVIEF.
MOLRAVIEF, entrant.
Excellence...
VALDÉJA.
Eh bien! (|uellc nouvelle?
MOURAVIEF
J'ai réussi.
VALDÉJA.
Le portrait et les lettres?
MOURAVIEF
Les voici...
VALDÉJA.
C'est bien. Voilà dix louis... Tu Ty es donc pris avec adresse ?
MOURAVIEF
Oui, Excellence. Ce matin, à sept heures, j'étais rue de Provence, no 71. J'ai demandé M. Rodolphe. C'étaitlà.
VALDÉJA, à part.
Madame de Laferrier avait dit vrai ; pour la premirre fois peut-être. (Haut.) A qui as-tu parlé?
MOURAVIEF
A M. Silvestre, son valet de chambre, qui était chez le portier à lire les journaux avant les locataires. Il m'a dit que son maître n'était pas encore levé. J'ai dit : Je repasserai ; et, sûr de connaître et sa demeure et son valet de chambre, je me suis établi dans la rue, en l'ace de la porte cochère ; j'ai attendu deux heures.
VALDÉJA.
C'est bien.
MOURAVIEF
Oui, Excellence, il gelait très-lbrt.
VALDÉJA.
Tu t'es cru à Saint-Pétersbourg: ça t'a fait plaisir.
MOURAVIEF
Non, Excellence, ça m'a fait froid. Entin est sorti M. Silvestre, un mouchoir sur le nez t't un pai[uot à la miin; je l'ai suivi.
VALDÉJA.
A merveille !
MOURAVIEF
fl s'est dirigé vers la rue du Faubouig-Sainl-llonoré, je le suivais toujours.
VALDÉJA.
Après ?