‹ OEuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 129 sur 223 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes; AMÉLIE, ADÈLE.

ADÈLE ET AMÉLIE, courant à la fenêtre du fond.

Ils sont mariés.

VALDÉJA.

Et qui donc?

ADÈLE

Albert Me Iville et ma sœur qui, dans ce moment, sortent de l'église.

VALDEJA.

Ah ! priez le ciel d'avoir menti.

SOPHIE

Albert avait perdu sa place ; elle lui a été rendue par le crédit de M. Rialto, et le mariage a eu lieu aujourd'hui.

VALDEJA, à part, la tète dans ses moins.

Clarisse !... Clarisse appartient à un autre ! et quand je pense par quelle trahison !...

ADELE, prenant le contrat sur la table ; A Valdéja.

Vous pouvez dire à M. Darcey, votre ami, que je repousse ses offres, (Déchirant le papier.) et que voilà le cas que j'en fais. Monsieur Valdéja, vous m'avez enlevé mon mari, moi je vous enlève votre maîtresse; je suis vengée, nous sommes quittes.

VALDÉJA.

Non pas, nous ne le serons jamais. Adieu, Adèle, ne vous démentez pas, bientôt vous parviendrez au terme ; ce seront alors vos vices eux-mêmes qui me vengeront, (a madame Marini.) Et vous, Sophie, (a Amélie.) et vous, madame, Dieu vous pardonnera peut-être, mais moi jamais ; entre nous désormais, entre nous ce sera sans merci !! !

ADELE, SOPHIE ET AMÉLIE, étendant les mains en prêtant serment.

Accepté ! ! !

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